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La Roche N° 01 novembre 1997 |
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Bulletin de liaison |
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| Editorial
Le premier Bulletin de l'Association signait comme l'acte de naissance d'une volonté de recréer des liens entre toutes celles et tous ceux qui s'étaient nourris des richesses de la Coûme. Voici le second, porteur d'un double espoir :
Et cette démarche apparaît plus que jamais indispensable et justifiée, quand on observe les convulsions du monde actuel, et que l'on perçoit les menaces brandies par les extrémisme de tous bords. N'est-ce pas le moment de réaffirmer que la Coûme se veut :
La Coûme se maintiendra sur cette ligne de crêtes, fidèle à ses options et ses engagements, et manifestant comme un devoir de mémoire aussi bien que de projection dans lavenir. Peut-être faut-il de nouveau entrer "en résistance", résistance intellectuelle et morale, ou tout simplement résistance "citoyenne"... Nous formulerons un souhait pour terminer : que le prochain Bulletin, le troisième dune longue série, nous lespérons, témoigne dune participation élargie des Membres de lassociation, et quil soit donc comme le reflet dun nouvel engagement collectif. Chers amis, à vos plumes et stylos, à vos ordinateurs... Le Bulletin vivra de vos apports et sera le vôtre. Oui il vous appartient. La Rédaction. |
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| Mémoire
vive - 1 En passant devant LA COÛME, mars à août 1944. A quoi pouvait-il donc penser, cet étudiant de 19 ans, fraîchement
titulaire de son P.C.B., vêtu - non pas pour froisser le bourgeois, mais parce quil
ny avait rien dautre à se mettre - comme un manoeuvre déguenillé ? Il
lempruntait de préférence la nuit, ce petit ponceau en arc de cercle doù
partait le rugueux chemin de la Coûme : vers minuit. Certains rares dimanches, il
arrivait à la gare de Prades à 20h 45 et - parce que le couvre-feu était à 21h, il
faisait le grand tour par les ruelles mal éclairées du nord de Prades, pour ne pas
passer devant la Maison de la Gestapo, entre les grands platanes de la route de Cattlar,
où, au chaud au printemps sur la terrasse, assis à partir de mai à labri des
bambous, Walter WIESE et ses deux sbires devisaient. De quoi ? des maquis qui enflaient
autour de Prades ? du commencement de la fin ? ou tout simplement de
lexcellente soirée passée la veille dans cette maison voisine ("welchein
wirt, meine Herren !") où il avait table ouverte ? Une fois, nous y montâmes de jour : cétait plus dangereux. Le
jour on vous voit. Nous en étions descendus lavant-veille par le "chemin de la
voie du Decauville" jusquà Cobazet, et de là à Prades par lancienne
route du talc. Toujours la parenthèse nord de Prades, et la montée avec la tête
tournée à 180° pour voir si Walter WIESE et ses bonnes intentions ne montaient pas avec
sa 11CV Citroen. Cette frousse, à chaque bruit de moteur ! Il fallait dépasser la Forge
parce que, au-dessus, ces messieurs naimaient pas trop saventurer "avec
tous ces voyous". Les voyous couraient, de jour, pour monter ! Peur contre
peur ! Henri G. |
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| Mémoire
vive - 2 La Coûme restera toujours à mes yeux denfant de merveilleux souvenirs :
le regard dYvès, cette main fortement appuyée sur mon bras - "Petit
frère" qui me mettait tant de baume au coeur et me faisait oublier les
"mauvaises passes". La Coûme, ce sont toutes ces valeurs pédagogiques, fondées sur un
profond respect de lHumain, de la nature et de la vie, et qui forment des hommes et
des femmes responsables et courageux. Ces valeurs, plus que jamais indispensables dans le
monde actuel, font apparaître le meilleur de nous-mêmes, une "bastille" de
paix dans le coeur de lEtre humain. Philippe C. (La Coûme 1958 - 1966) |
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Le thème du numéro : Noël à La Coûme ![]()
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| Noël à la Coûme Après que chaque avent, sur les lustres rustiques, Voici venir la nuit que tisse de cantiques Et les chants des bergers humbles et savoureux... Fronts lisses ou ridés côte à côte et joyeux La Coûme, 24 décembre 1974 |
Noël Noël,
Noël, Groupe de petits |
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Le thème du numéro : Noël à La Coûme ![]()
Je voudrais évoquer les inoubliables Noëls à la Coûme
| Adrien et moi en avons
passés avec léquipe, les enfants, les amis, les parents invités quand leur enfant
devait quitter la Coûme à la fin de lannée scolaire ! Dabord les préparatifs ! les répétitions de musique et de chant avec Yvès, de théâtre avec Monique, les dessins pour les cartes de voeux et la confection des gâteaux par les petits autour dYvonne tous les dimanches après-midi. Quels ateliers ! Et les quatre dimanches d"Advents" avec leur rite toujours identique : les lustres dans le réfectoire avec une bougie, pour le premier, sur chacun, le premier dimanche, puis deux, puis trois... et ainsi jusquau 24 au soir où tout était illuminé avec, en plus, le beau sapin dans le coin du réfectoire. Et, en plus des bougies, au même rythme 1, 2, 3, 4, pendant les veillées, en écoutant les merveilleuses histoires dYvès ou de Monique, on dégustait 1, 2, 3, 4 biscuits préparés par les enfants, plus 1, 2, 3, 4 chocolats. Et Gérard à ses fourneaux sy prenait tôt, lui aussi, pour préparer les pâtés de lapin, les rillettes, etc, qui commençaient les repas de vacances. Puis, cétait la préparation du réveillon, les hors-doeuvre, les dindes, la bûche de plusieurs mètres, ... enfin un repas 3 étoiles digne des plus grands restaurants, sur les tables parées de nappes blanches, de sapins. Et la place de chacun était marquée par une petite carte à son nom décorée par les enfants avec tant de soin ! Nous les avons toutes conservées. Après le grand nettoyage le matin du 24, le plumage des volailles et lépluchage des salsifis dans le remise, ouf !, une bonne douche, un repas sommaire pour garder bon appétit pour le régal du soir, mais quil était bon le minestrone et aussi les pommes de la Coûme ! Ensuite, une sieste (?), enfin un repos au calme (?) dans les dortoirs jusquà lappel dun adulte vers 19h. Quelle précipitation partout : chacun mettait ses plus beaux habits (certains même mettaient un noeud papillon, ils se reconnaîtront !), les souliers les mieux cirés, et attendaient avec impatience le début de la fête. Alors tout ce monde qui attendait devant le réfectoire illuminé entrait dans le plus grand silence, admirait tout et se régalait davance. Cétait
le concert dirigé par Rainer, les chants par Yvès ou Monique et la lecture de
lEvangile par Pitt, puis "Mon beau sapin" au pied de larbre. Alors
chacun se précipitait à la recherche de sa place, dégustait tout, riait, chantait
jusquau moins minuit. Je suis sûre que des élèves de toutes les époques, que jai connues ou non, ont les mêmes souvenirs que moi.Et je serais bien contente sils m'écrivaient pour me dire ce que jai oublié et que eux aimaient. Raymonde B. et Adrien. |
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| A
VOS PLUMES ! En vue dune éventuelle publication concernant les méthodes éducatives et pédagogiques de la Coûme, nous aurions besoin de la collaboration du plus grand nombre possible dentre vous. Tous les avis, tous les souvenirs, toutes les critiques ont leur prix. Elèves, parents, enseignants, éducateurs, amis collaborateurs divers, ont leur opinion personnelle, en tout cas sur certains aspects du travail de la Coûme. Toute aide sera la bienvenue, même sous forme de notes non rédigées, voire danecdotes, de récits dévénements qui les ont frappés, etc, et qui apportent un éclairage sur ces méthodes. Comme il faut "battre le fer pendant quil est chaud", nous serions heureux si vous pouviez nous envoyer à la Coûme, dès que vous laurez écrit, ce que vous pensez important et utile. Bien sûr, si certains préfèrent enregistrer une cassette, ce sera aussi une excellente idée. Merci à tous. Ce travail ne doublerait en aucune manière le livre sur la Coûme, dont le but était de donner une vue densemble de tout ce qui a fait la richesse de lexpérience, et non pas dinsister sur les méthodes déducation et de pédagogie. Nous pensons quil pourrait intéresser et aider, en plus des anciens, en particulier de jeunes enseignants et éducateurs. |